Le Bulletin n°05 (Janvier 2005) :
Franck Corgier Cl.191 nous raconte la visite de Mikhail Gorbatchev au printemps 1993.
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Franck Corgier Cl.191 nous raconte la visite de Mikhail Gorbatchev au printemps 1993.
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André Martin (Cl.144), secrétaire de l’Ahclam, nous fait partager ce qui fut une période mouvementée de sa jeunesse : son arrestation pendant la Seconde Guerre mondiale.
En 1943, j ‘étais en classe de K’stor, année de présentation au concours des Arts.
Nous vous proposons de découvrir, à travers ses correspondances, un directeur de l’École de Cluny : Jean Michaud (Cl.22). Un directeur qui, de 1960 à 1969, s’employa à vanter les mérites du travail ou du port de la cravate. Un directeur surveillant ses élèves comme ses propres enfants. Mais aussi, un directeur fier de son École et de ses valeurs.
Voici donc deux lettres qui permettent de cerner le caractère de ce « personnage », et qui rappelleront bien des souvenirs aux Gadz’Arts des années 1960 !
En 1780, le duc de Liancourt (1747-1827) conçut le projet d’une école qui dispensait l’enseignement élémentaire et un savoir technique en s’inspirant de ses voyages en Angleterre où ce type d’écoles existait déjà.
Ce fut donc le début de la Ferme de la Montagne où l’on formait des jeunes au travail de la faïence, du tissage.
Le but de ce texte n’est pas de discuter de la pertinence des Traditions aux Arts et Métiers aujourd’hui, encore moins de faire part d’une opinion sur ce mouvement de pensée et ce mode de vie.
Les Traditions ne se limitent surtout pas à la seule période de leur transmission, sinon cette période n’aurait pas de raison d’exister. Cette réduction se trouve trop souvent dans les textes.
Il est à noter que certains anciens élèves se sont illustrés dans des domaines forts différents de ceux dans lesquels ils étaient formés à savoir les arts mécaniques.
Nous pouvons citer parmi ceux-ci Jacques Esterel (Cl 1935) de son vrai nom Charles Martin qui a réussi à imposer son nom dans le monde de la mode. Il naît en 1918. D’une famille d’industriels il est rentre à Cluny en 1935. C’est en 1953 (après avoir travaillé dans la production comme en attestent ses 72 brevets relatifs aux machines-outils !) qu’il ouvre une maison de couture rue du Faubourg Saint-Honoré. Il se distingue par son fameux « Vichy rose » qui l’amènera notamment à concevoir, au côté de Jacques Charrier, la robe de mariée de Brigitte Bardot. Il parcourt le monde entier pour promouvoir ses collections, dévoilées jusqu’en Union Soviétique. Il sera également connu comme chansonnier.

Michel Destot (Li 164)
Il n’était pas fréquent de voir des Gadzarts s’intéresser à la vie politique. Ceux qui furent élus députés ou sénateurs au XIXe siècle étaient pour la plupart des industriels qui avait conquis la mairie locale. Henri Flaud (An 1830) fut élu député de Paris, il était le célèbre fabricant de pompe à feux, très importants pour une ville comme Paris.

Le paquebot France, rebaptisé Norway
Comme toujours, c’est l’armée qui développe les innovations, ainsi, la Marine Nationale ne regorgeait de Gadz’Arts. Parmi eux, Charles Mazari (Ch 1861) et Albert Dufont (Ch 1865) qui étudièrent les tourelles de bord de la marine et c’est Albert Dupont (Ch 1885) qui dirigea la construction des tourelles à 4 canons du croiseur cuirassé « Dunkerque ». La Marine Française possédait les navires les plus rapides au sortir de la guerre de 14, le « Gerfaud » atteignait 42 nœuds 787 et le « Terrible » 45 nœuds, tous deux équipés par Jules Tessier (An 1887). L’Académie de Marine fut présidée par l’Ingénieur-mécanicien général L.Jaunch (Ch 1890).

Nous savons que les Gadzarts ont énormément participé à l’effort de guerre, que ce soit sur le front ou dans les industries de l’armement mais il est très difficile de définir quels rôles précis ils ont joué, si ce n’est par des contributions individuelles de premier plan, notamment dans l’artillerie. Certains spécialistes jugeront la capacité de l’industrie française à s’adapter à une économie de guerre comme le premier « miracle économique » du XXe siècle.

La Spad, avion préféré de Guynemer
L’aviation est un domaine où de nombreux Gadzarts connurent la réussite. On les trouve rarement créateurs d’entreprises mais plutôt dans les postes de directeurs techniques des principales sociétés. L’avant 1914 a réservé à l’aviation sa période pionnière où les avions étaient uniques et où les techniques n’étaient pas maîtrisées. Une simple hélice à usiner était un véritable défi.